Alimentation énergétique des activités aérobiques et anaérobiques
Les activités aérobiques et anaérobiques sont alimentées par différents systèmes énergétiques du corps. Les activités aérobiques telles que la marche, le jogging, la natation, la bicyclette ou la randonnée pédestre de faible à moyenne intensité demandent un approvisionnement continu en oxygène. Pour ce qui est du carburant, précisons que les protéines et le tissu adipeux ont besoin d’oxygène pour brûler, alors que les glucides peuvent être transformés en énergie avec ou sans oxygène. Dans le cas d’une activité physique de nature aérobique, environ 40 % de l’énergie dépensée lors d’une promenade à pied de 60 minutes provient des glucides, 55 % vient des lipides et de 3 à 5 %, des protéines. Le fait qu’une activité aérobique soit pratiquée à un rythme bas ou modéré permet au système cardiovasculaire de s’adapter graduellement à l’augmentation de la demande en oxygène des muscles en action, ce qui fait qu’une proportion plus importante de lipides peut être utilisée pour produire de l’énergie (1).
En comparaison, les activités anaérobiques brûlent l’énergie rapidement sur de courtes périodes et sans apport d’oxygène. Le transfert rapide d’énergie anaérobique aide à garder un haut niveau de performance pour des efforts maximums de courte durée tels que le sprint en piscine, les arrêts et départs fréquents effectués sur un terrain de basketball ou de tennis, ou les mouvements répétitifs associés à l’haltérophilie. Les mouvements anaérobiques comptent sur trois sources d’énergie qui ne dépendent pas de l’oxygène pour leur combustion : l’adénosine triphosphate (ATP), la phosphocréatine (PC) et les glucides sous forme de glycogène (1). Si l’on compare au catabolisme des lipides et des protéines, les glucides demeurent la source d’énergie de prédilection pour les exercices anaérobiques de haute intensité, car ils fournissent rapidement l’ATP durant les processus oxydatifs. Les exercices anaérobiques de haute intensité brûlent environ 70 % de glycogène, 15 % de lipides et de 5 à 8 % de protéines (1).
Peu importe le type d’activité physique, l’énergie dépensée résulte d’une combustion. Le nombre de kilocalories brûlées lors de l’exercice dépend d’une série de facteurs, dont : la durée de l’activité (p. ex., 30 minutes par rapport à 60 minutes), sa fréquence (p. ex., une fois/semaine par rapport à cinq fois/semaine), son intensité (p. ex., marcher 4 kilomètres en une heure par rapport à 6 kilomètres en une heure) et le poids de la personne (1, 3, 6).