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  1. L’incidence du stress sur la glycémie

L’incidence du stress sur la glycémie

Réduire le stress pour trouver l’équilibre

La gestion du diabète peut provoquer du stress – surtout lorsqu’un patient apprend qu’il en est atteint. C’est ce qui est arrivé à Carmen Girard lorsque le diagnostic de diabète de type 2 lui a été annoncé en novembre 2007. Malgré les antécédents de diabète de sa famille, elle a reçu le diagnostic comme une mauvaise nouvelle.

«Je travaille dans les finances, qui est un milieu chaotique la plupart du temps, de dire Carmen. Alors, mon diagnostic s’est ajouté à toutes les sources de stress de ma vie effrénée comme épouse, mère de famille et femme de carrière.»

Au cours des mois qui ont suivi le diagnostic de diabète, Carmen a rectifié et amélioré ses habitudes alimentaires et son mode de vie. «Mon plan de repas me garde sur la bonne voie. Je contrôle ma glycémie régulièrement. Et, en plus, mon conjoint et mes enfants m’apportent le support dont j’ai besoin.»

Carmen a également découvert des moyens efficaces de gérer les stress de la vie quotidienne, sans chercher de réconfort dans la nourriture. Néanmoins, comme pour toute personne atteinte de diabète de type 2, l’adaptation n’a pas été facile. La maladie même nécessite une vigilance et une gestion constantes, qui peuvent peser sur les personnes atteintes et sur les membres de leur famille. En outre, le diabète peut déclencher des complications graves – comme la maladie cardio-vasculaire, des névropathies et la perte de la vue.

Les personnes aux prises avec le diabète ressentent du stress, et l’étude DAWN (attitudes, désirs et besoins liés au diabète), lancée en 2001, donne quelques explications à ce sujet.

Après avoir recueilli les perceptions et attitudes des personnes atteintes du diabète de type 1 et de type 2, l’étude DAWN révèle que 40 % ont déclaré être stressés par leur diagnostic de diabète, tandis que 50 % s’inquiétaient d’une aggravation de leur maladie. Les personnes interrogées ont signalé que même des années après avoir reçu le diagnostic de diabète, elles s’inquiétaient d’éventuelles complications et souffraient d’avoir à porter le poids social et émotionnel imposé par la gestion de cette affection1.

Il a été établi que le stress ronge l’esprit et le corps. S’il est impossible d’éviter le stress, vous pouvez apprendre à le surmonter et à réduire son effet sur votre santé en général. Pour ce faire, commençons par comprendre la nature même du stress.

De nombreux événements de la vie déclenchent le stress, dont il existe deux formes distinctes :

  • Stress physique – les blessures ou les maladies.
  • Stress mental – les pressions exercées par le travail ou la famille, les difficultés financières et les ennuis quotidiens, comme les bouchons de circulation.

Lorsque les gens font face à une situation stressante, la réaction de combat ou de fuite place leur organisme dans un état de tension plus élevée. Chez les diabétiques, cela peut avoir un effet foudroyant sur la glycémie. L’Association canadienne du diabète recommande de contrôler souvent sa glycémie – surtout pendant une période chargée de stress. Ainsi, vous pouvez constater la réaction de votre corps au stress et faire les corrections nécessaires pour stabiliser votre glycémie.

Si le stress n’est pas géré correctement, il peut mener à la dépression. L’incidence de la dépression est plus élevée chez les personnes atteintes de diabète que dans la population en général. Aussi, si vous éprouvez des difficultés à gérer votre stress, parlez-en à votre médecin.

Vivre : Comment traverser les moments stressants de la vie

Le meilleur moyen de tenir le stress à distance, c’est justement de s’en éloigner. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire pour la plupart d’entre nous. Alors, comment réagir lorsque le stress s’est immiscé dans votre vie?

  • Bougez. Selon l’Association canadienne du diabète, une activité physique pratiquée régulièrement rehausse la sensibilité du corps à l’insuline et aide à mieux gérer la glycémie. Lorsque Carmen se sent stressée, elle s’en va marcher ou faire du vélo. Le jogging, la natation ou le jardinage de tous les jours font tout aussi bien l’affaire. Tout programme d’exercice régulier arrive à réduire les impressions globales de stress. Rappelez-vous de commencer une nouvelle activité graduellement et de discuter de vos plans avec votre professionnel de la santé.
  • Écoutez de la musique : De nombreuses études ont montré que la musique accroît la relaxation et le calme. Que vous écoutiez votre disque préféré ou jouiez vous-même d’un instrument, la musique réduit l’anxiété, rehausse l’humeur et améliore la qualité du sommeil. Carmen trouve un réconfort à écouter la radio à son travail. «La tension monte rapidement dans mon milieu de travail, dit-elle, et la musique m’aide à relaxer.»
  • Étirements, respirations et méditation : Par des mouvements souples et des respirations profondes, le yoga, le pilates et le tai chi réussissent à calmer le stress. De bonnes respirations profondes et la médiation en soi vous aident à trouver la paix intérieure. Recherchez de la documentation à ce sujet, en ligne ou dans les librairies. Voici un exercice de respiration que vous pouvez pratiquer où que vous soyez : inspirez lentement par le nez, remplissez vos poumons à pleine capacité. Puis, exhalez lentement en expulsant l’air par la bouche. Répétez pendant 3 à 5 minutes lorsque vous vous sentez tendu.
  • Essayez la relaxation musculaire progressive : Une relaxation musculaire profonde est réalisée par la tension et le relâchement successifs de groupes musculaires importants. En commençant par le front et en descendant jusqu’aux talons, gardez chaque muscle tendu pendant 15 secondes puis relâchez la tension pendant 30 secondes.
  • Rire : Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un bon rire à gorge déployée. Une foule d’études ont montré que le rire chassait la tension. Rire déclenche la libération d’endorphines, substances chimiques du bien-être. Alors, n’hésitez plus, adhérez à un club humoristique ou louez une comédie loufoque – pas seulement aux jours de déprime, mais en tout temps.
  • Bâtissez un nid de soutien solide : La journée a peut-être été exécrable et vous voulez ventiler. Ou encore, vous êtes confronté à un problème dont la résolution nécessite une aide professionnelle. Entourez-vous de vos amis, de votre famille et autres, et profitez de leur soutien.

Se nourrir : Évitez de manger vos émotions.

Qui ne s’est pas réfugié dans la consommation d’aliments réconfortants en situation stressante? Mais ce n’est pas un bon moyen de gérer son stress, en particulier pour une personne diabétique. Un écart de votre plan de repas peut faire monter votre glycémie en flèche – et empirer une situation déjà mauvaise.

La prochaine fois que le stress vous fait ouvrir le garde-manger, suivez l’exemple de Carmen et enfilez vos chaussures de marche, mettez de la musique réconfortante ou préparez une tisane – tous de bons moyens de réduire le stress.

Même lorsque le stress s’empare de vous, vous devez vous efforcer de conserver un bon régime alimentaire et un mode de vie équilibré. Ainsi, vous serez mieux équipé pour combattre le stress insidieux. Ces trois suggestions peuvent grandement rehausser votre bien-être physique et mental :

  1. Respectez votre plan de repas pour diabétiques en mangeant régulièrement et en privilégiant les légumes et les fruits frais, les grains entiers, les viandes et poissons maigres, et les produits laitiers à faible teneur en gras. Visitez le Centre du diabète de Kraft pour glaner des recettes nourrissantes qui s’intègrent facilement à votre plan de repas.
  2. Contrôlez votre glycémie régulièrement.
  3. Trouvez vos techniques préférées pour pulvériser le stress – et appliquez-les chaque fois que le stress tente de vous gâcher la vie.

Contacter : Où trouver des ressources supplémentaires

Internet est le lieu de prédilection pour en savoir plus sur le diabète, le stress, et des moyens de prendre en main sa santé et son bien-être. Voici de bonnes adresses pour commencer :

Association canadienne pour la santé mentale

Santé Canada
Centre du diabète de Kraft

Source: 1Funnell, Martha M. "The Diabetes Attitudes, Wishes, and Needs (DAWN) Study." Clinical Diabetes. Associate Ed. Martha M. Funnell. American Diabetes Association. 22 juin 2008.

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